PORTRAIT
Le Protocole de Montréal : un modèle de réussite

« Le Protocole de Montréal est sans doute le traité international ayant connu le plus
de succès », déclarait dès 2003 Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations Unies.

Le Canada fut parmi les premiers pays à signer et à ratifier le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Aujourd’hui, 191 États l’ont ratifié, un taux élevé de participation qui a contribué à son succès.

Bien qu’il reste des défis à surmonter, le Protocole de Montréal a déjà permis d’éliminer la majorité de la production et de la consommation des substances qui appauvrissent la couche d'ozone (SAO), bouclier essentiel contre les rayons ultraviolets. Compte tenu de la diminution des SAO observée dans l’atmosphère - le Protocole de Montréal couvrant quelque 96 composés chimiques utilisés dans l’industrie et l’agriculture -, la couche d’ozone devrait retrouver son niveau d’avant 1980 dans la seconde moitié du 21e siècle.

On estime que les réglementations imposées ont permis d’éviter des dizaines de millions de cas
de cancer de la peau et de cataractes, sans compter des effets bénéfiques sur le climat. En effet, comme les SAO sont aussi des gaz à effet de serre, leur réduction entre 1990 et 2000 a permis l’élimination d’environ 25 milliards de tonnes d’équivalent CO2, résultat qui fait également
du Protocole de Montréal l’une des principales armes dans la lutte contre le réchauffement
de la planète!

C’est pour appuyer les pays en développement dans leurs efforts de réduction que le Fonds multilatéral a été créé en 1990 et que son Secrétariat s'est établi à Montréal l’année suivante. Premier mécanisme financier à voir le jour à la suite d’un traité international, le Fonds multilatéral est reconnu comme un élément clé du succès du Protocole de Montréal.

 

Le Fonds multilatéral

Implantation à Montréal : 1991
Statut : organisation internationale gouvernementale
Nombre de pays contributeurs : 49
Contributions totales (1991-Mars 2007) : 2,2 G$ US
Nombre total de projets : 5 500 dans 144 pays
Nombre d’employés : 22
Site Web : www.multilateralfund.org

 

« Depuis 1991, le Secrétariat du Fonds a beaucoup bénéficié de l’environnement cosmopolite de Montréal, qui est aujourd’hui l’une des principales destinations de la communauté
internationale s’intéressant au problème de la couche d’ozone.
»

Maria Nolan
Chef du Secrétariat du Fonds multilatéral