Ajouter

Bilan positif au Salon Paris-Le Bourget

Le ministre des Finances et de l’Économie, M. Nicolas Marceau, et la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Mme Élaine Zakaïb, rentrent au Québec satisfaits des retombées du Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget. Ils ont vu se créer des partenariats prometteurs, et leur présence a favorisé la concrétisation d’ententes qui auront un impact significatif sur le secteur de l’aérospatiale au Québec. Des investissements privés de l’ordre de 81 millions de dollars, créateurs d’emplois structurants, ont aussi été confirmés.

Le Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget en était à sa 50e édition cette année. En tout, 1 300 exposants et environ 130 000 visiteurs et professionnels de l’industrie étaient présents à ce rendez-vous, dont une cinquantaine d’industriels et d’organisations québécoises en aérospatiale. Parmi ceux-ci figuraient Bombardier Aéronautique, Pratt & Whitney Canada, Bell Hélicoptère Textron Canada, CAE ainsi que Montréal International et Aéro Montréal, la grappe aérospatiale du Québec.

Les ministres étaient aussi accompagnés de représentants du ministère des Finances et de l’Économie, du ministère des Relations internationales, dela Francophonieet du Commerce extérieur, du ministère de l’Enseignement supérieur, dela Recherche, dela Scienceet dela Technologieet d’Investissement Québec.

« La forte participation de la délégation québécoise a eu pour effet de confirmer notre leadership dans un marché de haute technologie très innovant. Notre présence à cet évènement prestigieux est essentielle et vient appuyer notre industrie aérospatiale. Elle permet au Québec de profiter pleinement de nombreuses occasions d’affaires dans le domaine de l’aérospatiale. Les investissements privés qui s’y sont concrétisés démontrent la vigueur et l’excellence de notre industrie », a déclaré Nicolas Marceau.

« Au cours des derniers jours, nous avons pu faire valoir notre savoir-faire et l’expertise de l’industrie aérospatiale québécoise. Nos entreprises sont dynamiques et constituent des partenaires à privilégier. Avec sa capacité d’innovation, son réseau d’éducation performant et l’excellence de ses centres de recherche, le Québec possède, plus que jamais, un solide pouvoir d’attraction pour les sociétés étrangères », a ajouté Élaine Zakaïb.

Des investissements et des emplois

News_BilanPositifBourget

Lors de cette mission commerciale, les ministres Nicolas Marceau et Élaine Zakaïb ont annoncé l’implantation au Québec de l’entreprise française ATEM, une entreprise de conception et de fabrication de câbles coaxiaux et d’assemblage RF (radiofréquence) destinés à l’industrie aérospatiale. ATEM Canada rendra disponible au Québec une expertise encore inexistante et permettra la création d’une dizaine d’emplois.

Les dirigeants d’AV&R Vision & Robotique, qui se spécialise dans la création de systèmes automatisés d’inspection visuelle et de finition de pièces de turbines à gaz pour les secteurs de l’aéronautique et de l’énergie, ont confirmé la fusion de leurs services avec ceux de la firme d’ingénierie québécoise IMAC Automatisation afin de former le Groupe AV&R. Cette fusion permettra de doubler les effectifs et de faire d’AV&R l’une des plus importantes entreprises spécialisées en robotique dans le monde.

De son côté, Aerolia, le numéro un français des aérostructures et important fabricant d’éléments de fuselages d’avions, établira une première usine nord-américaine dans le parc industriel de l’Aéroport international de Montréal-Mirabel. Une entente de principe d’une durée initiale de quinze ans conclue avec Aéroports de Montréal (ADM) prévoit un investissement de 9,5 millions de dollars d’ADM et la création de quelque 150 emplois. Pour accueillir le siège social et les ateliers de fabrication d’Aerolia, ADM construira un bâtiment sur mesure d’une superficie de7 300 mètrescarrésqui sera opérationnel dès janvier 2014.

Une entente de collaboration a aussi été annoncée entre l’École nationale d’aéronautique (ENA) du collège Édouard-Montpetit et Aerolia. Elle prévoit, entre autres, qu’Aerolia offrira des stages et embauchera des étudiants diplômés du collège et de l’ENA.

Sogeclair, chef de file international de l’ingénierie, a pour sa part rendu publique l’ouverture d’une filiale canadienne dans la région de Montréal qui créera une cinquantaine d’emplois d’ici trois ans.

Aéro Montréal lancera un appel de candidatures pour la troisième cohorte de l’initiative MACH, qui optimisera la performance de la chaîne d’approvisionnement aérospatiale québécoise. Elle a également conclu une entente avec le Pôle de compétitivité aéronautique et spatial Skywin pour l’implantation de l’initiative MACH en Wallonie.

De plus, Aéro Montréal a signé une entente de collaboration avec Aerospace Cluster in Rhône-Alpes, un regroupement d’entreprises, de laboratoires de recherche et de centres de formation français.

AHE, distributeur de pièces en aéronautique, s’implantera dans la région de Montréal et créera quinze emplois en trois ans.

Loiretech, qui conçoit et réalise des moules et des outillages pour la mise en forme de matériaux composites, notamment pour le secteur de l’aérospatiale, s’installera au Québec en s’associant avec l’entreprise québécoise Composites VCI. La nouvelle entité, Loiretech Canada, sera établie à Mirabel et créera une dizaine d’emplois dès la première année.

Enfin, Sinters America, qui se spécialise notamment dans la conception et la fabrication de systèmes de maintenance et d’outillages pour l’entretien des avions, a mis au point des cartes électroniques pour capteurs manométriques qui seront utilisées par la société française Thales Avionique. En apportant un soutien technique et financier à Sinters America, le gouvernement du Québec a aidé l’entreprise à s’imposer auprès de ce chef de file mondial de l’industrie.

« Ces annonces démontrent clairement que le Québec possède un pouvoir attractif important qui incite les investisseurs à s’implanter chez nous. À la lumière des affaires qui ont été conclues ces derniers jours, nous repartons avec la conviction que la mission que nous avons effectuée a été extrêmement profitable. C’est véritablement le reflet du dynamisme des intervenants qui contribuent chaque jour à la force du secteur aérospatial québécois. Il ne fait aucun doute que tous ces projets  contribueront à la croissance et à la vitalité de notre industrie », a conclu Nicolas Marceau.

Laisser un commentaire