Les grappes industrielles continuent de fleurir au Québec

Les grappes industrielles québécoises ont atteint une capacité de conjuguer compétitivité et coopération peu commune, et peut-être même unique dans le monde des affaires qu’il ne faut pas se priver d’utiliser, estime le ministre Jean-François Lisée.

Le Québec n’est pas le seul endroit au monde où des entreprises, des institutions de formation et des autorités concernées d’une même région sont regroupées au sein d’associations sectorielles afin de mettre en commun leurs expertises et leurs efforts, a admis d’emblée lundi le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et ministre responsable de Montréal devant les quelque 600 participants au premier Forum stratégique sur les grappes industrielles : moteurs de la vitalité économique de la métropole. « Mais ceux qui ont connu d’autres modèles à l’étranger nous disent qu’ils n’ont jamais vu une telle capacité de collaboration. Il y a quelque chose de très québécois dans cette capacité, à la fois d’être compétitif, et à la fois d’être collaboratif, qui est quelque chose de particulier et qu’il faut utiliser. »

Huit grappes montréalaises

La métropole montréalaise compte déjà huit de ces grappes, dont les plus anciennes sont celles des sciences de la vie (Montréal InVivo), de l’aérospatiale (Aéro Montréal), des technologies de l’information et des communications (TechnoMontréal) et celle du cinéma et de la télévision (ActionMTL). La grappe des technologies propres (Écotech Québec) et celle des services financiers (Finance Montréal) se sont ajoutées en 2010, suivies, à la fin de l’année dernière, par les nouvelles grappes de la logistique et du transport (CargoM) et la Grappe industrielle de l’aluminium du Québec (GIAQ).

« Deux ou trois grappes de plus sont en gestation » et pourraient voir le jour, a précisé Jean-François Lisée. L’une d’elles pourrait être dans le secteur de la mode, a-t-on indiqué. La Communauté métropolitaine de Montréal avait recensé 15 grappes potentielles au milieu des années 2000.

Des défis à relever

Comme toute l’économie québécoise, ces grappes sont notamment confrontées au défi du virage vers une économie verte et de l’expansion des petites entreprises qui pullulent au Québec, a observé la ministre déléguée à la future Politique industrielle et à la nouvelle Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb.

Aux prises avec un changement tout aussi brutal que radical du modèle d’affaires des géants pharmaceutiques, les membres de la grappe Montréal InVivo ont resserré les rangs et se sont remobilisés derrière des projets porteurs d’avenir tels que la médecine personnalisée et le nouveau centre public-privé de développement de médicament NEOMED.

Pour aider les petites entreprises de son secteur à prendre de l’expansion et à sortir des frontières québécoises, TechnoMontréal a mis sur pied un programme permettant aux cinquante plus prometteuses d’avoir accès à des experts qui leur dressent un plan de développement sur mesure et les accompagnent dans leur décollage.

De son côté, Aéro Montréal a mis en place un programme où de grandes entreprises en prennent de plus petites sous leur aile pour les aider à gravir les échelons de compétences jusqu’à devenir des sous-traitants de calibre international.

Source: Le Devoir

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