Voyons GRAND avec le Partenariat transpacifique

Lettre ouverte – DOMINIQUE ANGLADE
L’auteure est présidente-directrice générale de Montréal International, l’organisation responsable d’attirer les investissements étrangers, les organisations internationales et les talents stratégiques dans le Grand Montréal.

Selon un récent sondage, trois Canadiens sur quatre ignorent que le gouvernement du Canada négocie un ambitieux traité de libre-échange avec onze autres pays d’Asie et des Amériques, connu sous le nom de Partenariat transpacifique. On entend en effet beaucoup plus souvent parler de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Europe, lequel offre certes des opportunités très intéressantes…

Pourtant, il est fondamental de bien comprendre les retombées potentielles qui pourraient découler du Partenariat transpacifique sur l’économie canadienne et d’explorer dès aujourd’hui les opportunités d’affaires qu’il pourrait offrir aux provinces et territoires du Canada.

L’Asie-Pacifique est une immense région qui couvre près de la moitié de la planète et qui inclut l’ensemble des pays en bordure de l’océan Pacifique. Les douze pays négociant actuellement le Partenariat transpacifique, incluant l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, le Mexique et le Vietnam, représentent à eux-seuls un marché de près de 800 millions de consommateurs et 38 % du PIB mondial. La signature d’une entente avec ces pays permettrait au Canada de tirer parti d’un immense marché et d’une région de plus en plus intégrée à l’économie mondiale, tout en renforçant ses partenariats traditionnels avec les Amériques.

De façon générale, les accords de libre-échange visent avant tout à accroître les échanges commerciaux et l’investissement entre les pays partenaires, en plus de stimuler l’innovation et la création d’emplois. Pensons à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), entré en vigueur en 1994, qui permet depuis plus de 20 ans au Canada, aux États-Unis et au Mexique d’accéder librement à un marché de 500 millions de personnes – près du quart de l’économie mondiale – et de générer des retombées significatives pour leurs populations.

Dans le cas d’une entente avec les pays d’Asie-Pacifique, les entreprises canadiennes pourraient accéder plus facilement au très vaste marché asiatique et ainsi mieux s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales. Par le fait même, l’accroissement des échanges commerciaux favoriserait l’attraction d’investissements directs étrangers et inciterait davantage d’entreprises à s’implanter au Canada pour concrétiser leur expansion internationale. Ceci, à terme, pourrait également soutenir l’arrivée de talents stratégiques qui aideraient nos entreprises à s’internationaliser davantage, tout en soutenant l’innovation et la créativité issues de cette immigration.

En résumé, l’ouverture de nouveaux marchés est essentielle pour la compétitivité et l’attractivité du Canada. Dans le contexte de la ratification éventuelle de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Europe ainsi que du Partenariat transpacifique, le Canada et le Québec ont le potentiel, en fonction des dispositions prévues dans ces accords, de devenir des plaques tournantes économiques de premier plan pour les investissements et les exportations. 

À nous de voir GRAND… pour le bénéfice de tous les Canadiens!

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