Portrait d’un ambassadeur du Grand Montréal : Caithrin Rintoul

Caithrin Rintoul a grandi sur une ferme en Ontario. Après ses études secondaires, il s’installe à Paris, et ensuite à Montréal pour poursuivre sa formation. En même temps, Caithrin travaille dans les cuisines de restaurants québécois, ontariens et français, et auprès d’entreprises innovantes en agriculture urbaine d’ici et d’Europe.

Ses activités professionnelles dans le secteur de l’alimentation et de la restauration lui permettent de constater qu’il existe des problèmes d’approvisionnement entre les producteurs agricoles et les restaurateurs. Comme ancien chef, passionné autant de «bonne bouffe» que de technologie, Caithrin y voit une opportunité. En avril 2013, il fonde l’entreprise Provender, un marché en ligne destiné à faciliter les liens directs entre les producteurs locaux en agriculture durable, et les restaurateurs.

Consultant et conférencier sur le thème de l’agriculture urbaine, Caithrin a dirigé des ateliers et des séminaires, à Montréal, Toronto et Vancouver. Son équipe travaille au Québec, au Massachusetts ainsi qu’au Minnesota.

Speaker-Caithrin-Rintoul

« Personnellement, en tant que Montréalais, je me demande souvent comment faire pour créer ici une révolution capable de provoquer de nouvelles opportunités sur les plans culturel, économique et politique qui seraient profitables pour tous les citoyens de la métropole. »

Caithrin Rintoul, Fondateur, Provender

Pourquoi avez-vous choisi d’être ambassadeur? Pourquoi est-il important pour vous d’agir comme ambassadeur du Grand Montréal ?

Je crois en Montréal. Nous avons l’opportunité de vivre dans une métropole qui a un fort potentiel de croissance, et qui est reconnue mondialement pour son esprit entrepreneurial. Comparée à d’autres villes du monde, je réalise à quel point Montréal peut encore agir sur son destin pour se tailler une position puissante dans une économie émergente. Nous, les entrepreneurs, avons la chance d’y vivre, de pouvoir y créer et bâtir de nouveaux projets, et d’engendrer la richesse nécessaire pour assurer la prospérité aux générations futures.

Montréal a besoin de nous, et c’est pour ça qu’il est important pour moi d’être son ambassadeur.

Êtes-vous originaire de Montréal? Depuis combien de temps êtes-vous établi à Montréal?

Je suis né en Ontario, mais je vis à Montréal depuis 8 ans. Avant d’arriver ici, j’habitais à Paris où je poursuivais mes études. Mon visa français a expiré et j’ai été obligé de revenir au Canada. Je ne suis pas retourné en Ontario parce que j’avais envie de vivre dans un endroit où il y avait un moment culturel important. Je suis donc venu à Montréal en me disant que j’allais y habiter pendant trois mois, le temps que mon visa français soit renouvelé. Je ne connaissais personne, ni la ville, ni la langue française. J’ai loué un petit appartement sur le Plateau Mont-Royal, et je me suis immergé dans la culture montréalaise. C’était en 2006. La ville bougeait et la vie culturelle était intense dans le Mile End. Quand mon visa est enfin arrivé, je l’ai placé sur la porte de mon réfrigérateur, et je l’ai regardé tous les jours pendant 2 mois tout en réfléchissant à mon retour à Paris. Un matin, il est devenu clair que ma place était à Montréal. Alors, j’ai pris le visa et son enveloppe, et je les ai mis à la poubelle.

Qu’appréciez-vous le plus du Grand Montréal?

Il y a à Montréal une façon de voir la vie qui trouve sa source dans la complexité de son histoire, et le rapprochement de ses diverses cultures. Je pense que c’est de là qu’est issu l’esprit d’innovation que l’on a ici. J’aime beaucoup le fait qu’il y ait encore à Montréal une place pour l’entrepreneuriat, surtout dans le secteur de la haute technologie. 

Montréal est reconnue pour bénéficier d’une économie diversifiée. Ce n’est pas une ville qui dispose d’une source majeure de richesse comme Calgary avec son pétrole. Elle n’est pas non plus une métropole saturée à l’image de New York. Dans l’histoire de Montréal, il y a eu certaines périodes où l’économie et la vie sociale étaient alignées sur des industries prospères comme celle de la fourrure ainsi que sur son port. Mais on pouvait encore à ce moment-là se questionner sur le devenir de Montréal, et imaginer ce qu’il serait au 21e siècle. Et c’est encore vrai aujourd’hui. J’aime qu’il y ait cette ouverture, et aussi le fait que l’on puisse toujours se questionner sur son potentiel futur.

Trois mots qui, selon vous, décrivent le mieux le Grand Montréal ?

Culture, histoire et potentiel.

À quoi aimeriez-vous que Montréal ressemble dans vingt ans?

Je trouve qu’on pense trop souvent «petit» à Montréal. Je crois qu’on devrait regarder vers l’avenir, et mettre temporairement de côté les problèmes du moment présent. Pour surmonter ces problèmes, nous devons éviter de nous concentrer sur eux et plutôt tourner notre regard vers des modèles d’économie future. Nous devons ouvrir nos horizons pour voir plus grand, nous concentrer sur des changements, et en devenir le chef de file à l’échelle mondiale. Personnellement, en tant que Montréalais, je me demande souvent comment faire pour créer ici une révolution capable de provoquer de nouvelles opportunités sur les plans culturel, économique et politique qui seraient profitables pour tous les citoyens de la métropole.

Qu’est-ce qui vous passionne dans la vie?

Je suis vraiment passionné par la scène musicale de Montréal, et c’est en grande partie pour ça que j’habite le Mile-End. C’est un très beau quartier artistique, surtout en ce qui concerne la musique, et je trouve qu’on est vraiment chanceux de l’avoir ici à Montréal.

J’ai aussi une passion pour le yoga chaud. Le Grand Montréal a quelques-uns des meilleurs professeurs de yoga du monde, et une concentration incroyable de studios de yoga. Et le yoga chaud ici en hiver, ça fait vraiment du bien. Quand il fait 40 °C  au-dessous de zéro sur la rue Saint-Laurent, c’est très agréable de se retrouver dans une salle où la température est à plus de 30 °C au-dessus de zéro.

Si vous aviez un super pouvoir, une capacité surhumaine physique ou mentale, laquelle choisiriez-vous? Pourquoi? Qu’en feriez-vous?

Je voudrais parler aux gens, les regarder dans les yeux, et être capable de leur faire réaliser à cet instant précis le très grand potentiel qui est en eux. Je souhaiterais qu’ils puissent voir et ressentir ce que serait leur vie s’ils vivaient avec le meilleur d’eux-mêmes.

Si j’avais un super pouvoir, ce serait la capacité de révéler cela à toutes les personnes que je rencontre et que je côtoie.

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