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L’Accord de libre-échange Canada-Corée : Une nouvelle vitrine dans l’Asie-Pacifique

Le Canada et la Corée du Sud viennent de s’entendre sur les règles qui encadreront, dès le 1er janvier 2015, le libre-échange entre les deux pays. Il s’agit d’une première asiatique pour le Canada. Si les exportateurs sont généralement ceux à qui de telles mesures profitent le plus, il y a fort à parier que les investisseurs ne seront pas en reste.

Bien qu’on ne connaisse que les grandes lignes du texte pour le moment, l’Accord de libre-échange Canada-Corée établira des nouvelles règles « transparentes et prévisibles » pour contribuer à rendre plus sûr et plus stable le milieu des investissements. On misera notamment sur un nouveau mécanisme de règlement des différends investisseur-état, la mise en place d’une liste de réserves négative et des clauses de traitement national. L’Accord devrait donc contribuer à l’amélioration du climat d’investissement ce qui fera du Grand Montréal une destination plus attirante et accueillante pour les investisseurs sud-coréens.

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Autre fait à souligner, le Canada a perdu une partie de ses parts de marché avec la Corée du Sud à la suite de l’entrée en vigueur des accords de libre-échange entre la 4e économie asiatique et les États-Unis (2012) et l’Union européenne (2011). L’entrée en vigueur de l’Accord Canada-Corée permettra cependant aux produits montréalais de se retrouver, à nouveau, à l’avant-plan des marchés sud-coréens. Il s’agira d’une belle occasion pour faire connaître nos secteurs clés, notamment les produits du porc, les équipements aéronautiques et les appareils médicaux, à nos partenaires de la Corée du Sud et de toute la région de l’Asie-Pacifique, ce qui pourrait se traduire par un accroissement des investissements sud-coréens dans le Grand Montréal.

Dans les dernières années, la Corée du Sud s’est forgé une solide réputation en tant que partenaire économique et commercial comme en font foi les récents accords signés avec les poids lourds économiques que sont les États-Unis et l’Union européenne. De manière à saisir la balle au bond, Montréal International s’est rendu en Corée du Sud le mois passé afin d’y faire valoir les avantages d’une implantation dans la région de Montréal.

Kim Somers, analyste
Direction des études économiques

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