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Le Canada est le 4e pays le plus attractif pour les investissements étrangers

Dans la dernière édition du Foreign Direct Investment Confidence Index produit par A.T. Kearny, le Canada a grimpé de 16 places au classement pour atteindre le 4e rang mondial. Seuls les États-Unis, la Chine et le Brésil devancent le Canada.

Le FDI Confidence Index établit son classement selon les changements politiques, économiques et réglementaires et leurs effets sur les flux d’IDE. Pour ce faire, les auteurs ont collecté de l’information auprès de 302 entreprises participantes représentant 28 pays et tous les secteurs industriels.

Le prompt rétablissement de l’économie canadienne, l’essor pétrolier et du gaz naturel, ainsi que la bonne performance du secteur manufacturier canadien explique l’ascension du Canada au classement. Selon l’étude, « le Canada est le seul pays du G7 à avoir récupéré ses pertes en termes de PIB et d’emplois depuis la récession ». Aussi, « le Canada est le premier pays du G20 à offrir une zone libre de droits de douane dans le secteur manufacturier, et d’ici 2015, tous les droits de douane industriels vont avoir été éliminés ». Cette stratégie semble payante puisque le secteur manufacturier est responsable d’un tiers de tous les IDE entrants au Canada.

Ces bons résultats sont très encourageants pour le Canada, surtout lorsque l’on considère l’excellent pouvoir de prévision des éditions précédentes du FDI Confidence Index. Dans les mots des auteurs : « Depuis la création du FDI Confidence Index en 1998, les 10 destinations au sommet du classement ont continuellement reçu 50 % ou plus des IDE entrants à travers le monde approximativement un an après l’étude. Au courant de la même période, en moyenne, le top 5 des pays a été la terre d’accueil de 35 % des IDE entrants mondiaux. »

Retour sur l’article : Renaissance du secteur manufacturier aux États-Unis… et dans le Grand Montréal?

Comme l’écrivait mon collègue, Mathieu Lefort, dans un article précédent, le rapport accompagnant le FDI Confidence index souligne l’apparition du reshoring aux États-Unis :

« Certaines entreprises, notamment General Electric et Ford, ont commencé à ramener une partie de leur production aux États-Unis, en raison de la hausse des prix de production et transport, d’une plus grande proximité avec la clientèle, d’une meilleure protection de la propriété intellectuelle et des bénéfices reliés au fait d’avoir les équipes de concepteurs, les vendeurs et les ingénieurs réunis au même endroit. »

Francis Langlois,
Analyste, Direction des études économiques

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