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Les métropoles au cœur du commerce nord-américain

Généralement, lorsque l’on aborde le thème du commerce, on s’intéresse aux liens qui unissent les continents, les pays, les provinces, les États. Or, de plus en plus, les métropoles sont reconnues comme étant les principaux moteurs de ces flux commerciaux. C’est dans ce contexte que le Brookings Institute a effectué une étude inédite évaluant les échanges de biens entre les agglomérations de plus de 100 000 habitants du Canada, des États-Unis et du Mexique, pour l’année 2010. Une carte virtuelle interactive et une fiche sur le Grand Montréal accompagnent ce rapport.

Le Grand Montréal
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Avec des échanges évalués à 45,5 milliards de dollars en 2010, le Grand Montréal fait très bonne figure dans ce classement et constitue l’un des principaux partenaires commerciaux des grandes régions métropolitaines américaines, comme en témoigne la vigueur de nos relations avec des villes comme New York, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles ou encore Seattle.

L’étude souligne également que la part des hautes technologies dans le commerce entre Montréal et les métropoles américaines est plus élevée comparativement à la plupart des villes canadiennes. Véritable fleuron de l’économie montréalaise, l’industrie aéronautique fournit l’exemple le plus probant à cet égard, mais la part du commerce de biens électroniques, de machinerie et équipements, de produits pharmaceutiques ou encore de matériel de transport est également élevée.

Cela dit, en raison de l’exclusion des industries de services de la portée de l’étude, certains secteurs clés de l’économie montréalaise ne sont pas considérés. C’est le cas des technologies de l’information et des communications ou encore des services financiers, dans lesquels le Grand Montréal figure parmi les chefs de file mondiaux. On peut donc supposer que la métropole fait encore mieux dans les principaux corridors de commerce nord-américains que ne le laisse croire le Brookings Institute.

En somme, pour le Grand Montréal, cet outil nous permet d’identifier, d’une part, les agglomérations américaines et les industries où la notoriété des entreprises québécoises n’est plus à faire et, d’autre part, de raffiner les cibles de prospection pour attirer de nouveaux investisseurs américains sur le territoire montréalais.

Note méthodologique :

• À partir de la banque de données existante à l’égard du commerce de marchandise en Amérique du Nord, les estimations des flux commerciaux, en dollars américains pour l’année 2010, se fondent sur trois éléments : 1) la base de données identifiant l’origine et la destination des biens échangés; 2) le point de traverse aux frontières; et 3) les estimations d’importations et exportations à partir de chaque région métropolitaine des États-Unis.

Philippe Valentine
Analyste

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