La locomotive économique du Québec se remet en marche et pour de bon!

Au cours des 27 dernières années, soit depuis que le Conference Board du Canada publie des données sur la croissance économique de la région métropolitaine de Montréal, celle-ci a surpassé la croissance du Québec à seulement 9 reprises. Autrement dit, depuis 1988, l’économie métropolitaine tire vers le haut celle du Québec seulement une fois aux trois ans. C’est très peu dans le contexte de l’économie mondiale où la richesse se crée de plus en plus au sein des grands centres urbains.

Une analyse plus approfondie des dernières années nous indique cependant que la croissance montréalaise fut supérieure à celle du Québec  essentiellement lors de deux périodes pluriannuelles spécifiques (voir tableau ci-dessous). La première période se situe durant la seconde moitié des années 1990, à une époque où le Grand Montréal a su prendre avec brio le virage de l’économie du savoir en misant sur des secteurs de haute technologie tels que l’aérospatiale, les sciences de la vie et les technologies de l’information et des communications (TIC). La deuxième période est représentée par les quatre dernières années (2011-2014), période au cours de laquelle plusieurs grands projets d’infrastructure ont eu lieu dans la métropole et certains secteurs stratégiques tels que le jeu vidéo et les effets visuels ont connu un essor phénoménal grâce notamment à d’importants investissements étrangers.

Tableau BlogCe qui est encore plus réjouissant pour la métropole, à en croire les prévisions du Conference Board du Canada, c’est qu’elle continuera à jouer ce rôle de locomotive économique au cours des prochaines années. Encore plus remarquable, pour la période 2015-2017, la croissance montréalaise devrait non seulement être supérieure à celle du Québec, mais également à celle du Canada. Certes, cela s’explique par la relative faiblesse anticipée des prix du pétrole qui plombe les perspectives de l’Ouest canadien mais également, du côté montréalais, par la reprise attendue du secteur manufacturier, la poursuite des grands projets d’infrastructure, le développement de plusieurs projets immobiliers privés et le dynamisme habituel des secteurs de haute technologie.

Christian Bernard
Économiste en chef, Montréal International

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