Le Partenariat transpacifique, un atout pour attirer plus d’investissements étrangers dans le Grand Montréal

Après des années de négociations, 12 pays, dont le Canada, ont conclu le 5 octobre 2015 une entente de principe en vue de créer la plus grande zone de libre-échange au monde. Il est toutefois fondamental de bien comprendre les retombées potentielles qui découleront du Partenariat transpacifique sur l’économie canadienne et d’explorer dès aujourd’hui les opportunités d’affaires qu’il offrira aux provinces et territoires du Canada.

L’Asie-Pacifique est une immense région qui couvre près de la moitié de la planète et qui inclut l’ensemble des pays en bordure de l’océan Pacifique. Les douze pays ayant négocié le Partenariat transpacifique, incluant l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, le Mexique et le Vietnam, représentent à eux-seuls un marché de près de 800 millions de consommateurs et 40 % du PIB mondial. La signature d’une entente avec ces pays permet au Canada de tirer parti d’un immense marché et d’une région de plus en plus intégrée à l’économie mondiale, tout en renforçant ses partenariats traditionnels avec les Amériques.

The-TPP

De façon générale, les accords de libre-échange visent avant tout à accroître les échanges commerciaux et l’investissement entre les pays partenaires, en plus de stimuler l’innovation et la création d’emplois. Pensons à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), entré en vigueur en 1994, qui permet depuis plus de 20 ans au Canada, aux États-Unis et au Mexique d’accéder librement à un marché de 500 millions de personnes – près du quart de l’économie mondiale – et de générer des retombées significatives pour leurs populations.

Dans le cas de l’entente avec les pays d’Asie-Pacifique, les entreprises canadiennes pourront accéder plus facilement au très vaste marché asiatique et ainsi mieux s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales. Par le fait même, l’accroissement des échanges commerciaux, notamment dans les secteurs de haute technologie, favorisera l’attraction d’investissements directs étrangers et incitera davantage d’entreprises à s’implanter au Canada pour concrétiser leur expansion internationale.

En résumé, l’ouverture de nouveaux marchés est essentielle pour la compétitivité du Canada et, ce faisant, du Grand Montréal. Dans le contexte de la ratification éventuelle de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Europe ainsi que du Partenariat transpacifique, le Canada mise désormais sur des ententes commerciales avec près des deux tiers de l’économie mondiale. Il a donc le potentiel de devenir une plaque tournante économique de premier plan pour les investissements et les exportations.

Christian Bernard
Économiste en chef
Montréal International

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