Portrait d’un ambassadeur du Grand Montréal : Jean-François Bouchard

Jean-François Bouchard est le président fondateur de Sid Lee, entreprise créative et multidisciplinaire qui compte plus de 600 employés à Montréal, Amsterdam, Paris, Toronto et New York.

Considérée comme l’une des agences les plus performantes au monde par Forbes, Sid Lee a créé il y a quatre ans, en collaboration avec le Cirque du Soleil, un événement qui rassemble chaque année dans la métropole québécoise les vedettes mondiales de l’innovation : C2 Montréal. Jean-François Bouchard en est le commissaire.

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« Montréal, pour moi, c’est le meilleur des deux mondes : l’énergie stimulante d’une grande métropole internationale d’un côté; l’accessibilité d’une ville à taille humaine et facile à vivre de l’autre. »

Jean-François Bouchard, Président fondateur, Sid Lee

Pourquoi est-il important pour vous d’agir comme ambassadeur du Grand Montréal?

Je pense qu’en tant que Montréalais, j’ai la responsabilité de poser des gestes concrets pour faire connaître les forces de la ville. À l’international bien sûr. Mais aussi ici, auprès de mes concitoyens, pour qu’ils développent une confiance et une attitude positive envers leur ville. Des métropoles comme New York ou Amsterdam doivent une grande partie de leur succès à l’adhésion générale de la population et à l’enthousiasme communicatif des habitants pour les projets d’avenir. Mon rôle en tant qu’ambassadeur, c’est de contribuer à faire naître une fierté collective chez les Montréalais.

Êtes-vous originaire de Montréal?

Je suis né à Montréal, ai grandi à Longueuil, suis retourné à Montréal à 16 ans pour devenir pensionnaire au Collège Notre-Dame. Depuis, mise à part une courte incursion à Ottawa, j’ai toujours habité dans la métropole. Aujourd’hui, je réside à Outremont, ce qui me permet d’avoir un pied dans la forêt et l’autre dans l’urbanité de la ville, avec le quartier du Mile End tout proche.

Qu’appréciez-vous le plus du Grand Montréal?

Ce que je trouve intéressant, c’est que c’est une ville à la fois très créative et très accessible. Vous savez, Sid Lee a des bureaux à l’étranger et j’ai plusieurs fois constaté combien il était compliqué d’habiter dans d’autres grandes métropoles. Mais pas ici! Montréal, pour moi, c’est le meilleur des deux mondes : l’énergie stimulante d’une grande métropole internationale d’un côté; l’accessibilité d’une ville à taille humaine et facile à vivre de l’autre. Comme un « 2 en 1 ».

J’aime aussi la façon dont la créativité montréalaise se manifeste, tout le temps, dans tous les secteurs d’activité : musique, arts de la scène, communication, numérique… C’est vraiment une ville à la fine pointe artistique et technologique, où l’on a souvent la chance de découvrir des nouveautés et des courants avant tout le monde.

À quoi aimeriez-vous que Montréal ressemble dans 20 ans?

On parle souvent du rôle de plaque tournante que joue Montréal pour les entreprises étrangères faisant leurs premiers pas en Amérique. Je trouve que c’est une vision très pertinente, parce qu’elle repose sur notre double culture, qui est notre identité distinctive. Économiquement aussi, c’est une carte gagnante. Nous devons donc poursuivre nos efforts pour que Montréal soit une ville de connexion entre l’Amérique et le reste du monde.

Trois mots qui selon vous décrivent le mieux le Grand Montréal?

Éclectique, accessible et créative

Comment décririez-vous l’impact d’un événement comme C2 Montréal sur le rayonnement international de Montréal?

Quand on a créé C2 Montréal, nous avions deux objectifs. Le premier était d’instaurer un dialogue constructif à et sur Montréal avec un événement rassembleur et résolument positif. Le second était d’offrir à la métropole un immense porte-voix de façon à ce qu’elle soit mieux perçue et comprise sur la scène internationale.

Où en sommes-nous aujourd’hui? La plupart des grands événements – qu’on pense à TED ou à Davos – ont mis plus de vingt ans à s’établir. Mais il semble que les choses soient un plus rapides avec C2 Montréal. Nous n’en sommes qu’à notre 4e édition et déjà nous jouissons d’une bonne réputation et d’une grande visibilité mondiale, aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels. La revue française Le Nouvel Observateur nous a baptisés « le Davos de la créativité » et nous avons été nommés « Événement nº1 au monde » par l’organisme américain BizBash. Tout cela rejaillit sur la métropole. D’abord, parce que Montréal est dans le nom de l’événement. Ensuite, parce que de nombreuses activités prévues à C2 sont spécifiquement conçues pour mettre en valeur l’innovation montréalaise. Par ailleurs, la firme PwC a calculé que les retombées économiques de l’événement s’élevaient à plus de 100 M$. On est vraiment en train de gagner notre pari : de plus en plus, Montréal est perçue dans le monde pour ce qu’elle est, une ville créative et avant-gardiste.

Qu’est ce qui vous passionne dans la vie?

J’ai beaucoup plus de passions que de temps pour les cultiver! Mais toutes tournent autour d’un même objectif, qui consiste à abattre des frontières entre des domaines qu’on perçoit souvent comme antinomiques ou incompatibles : la créativité et le commerce; l’art et les affaires. Je suis photographe à mes heures, et même si j’ai fait un autre choix de carrière, cet aspect artistique est toujours présent en moi. Ce besoin de faire tomber les murs est aussi à l’origine de C2 Montréal.

Si vous aviez un super pouvoir, une capacité surhumaine physique ou mentale, laquelle choisiriez-vous?

La téléportation, pour ne plus devoir passer douze heures par semaine dans les avions. Et Montréal est tellement en avance dans les nouvelles technologies que cela ne m’étonnerait pas que le procédé soit inventé ici même un de ces jours!

Visiter C2mtl.com 

                                          

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