Portrait d’un ambassadeur du Grand Montréal : Philippe Telio

Tous les étés, on voit converger à Montréal des milliers de jeunes entrepreneurs, créateurs et investisseurs du monde entier venus se rencontrer, se séduire et se soutenir. Philippe Telio est le fondateur de ce Festival international du startup. CONTACT MTL a rencontré ce Montréalais inspirant, qui contribue à faire de la métropole le centre du monde technologique.

Phil-Telio

« Chaque fois que j’invite quelqu’un à venir à Montréal, je me dis que je lui rends un immense service. »

Philippe Telio, Fondateur international du startup

 Êtes-vous originaire de Montréal?

Oui, je suis né à Ville Mont-Royal et j’ai été élevé à Hudson. Après une parenthèse à Lennoxville puis en Ontario pour mes études universitaires, je suis revenu à Montréal. C’est vraiment MA ville. 

Qu’appréciez-vous le plus du Grand Montréal?

Les gens et l’énergie! La population est très diversifiée, intellectuellement stimulante, créative et super dynamique. Comparez avec d’autres grandes villes: vous verrez qu’on baigne ici dans un mélange de gens et de genres qui est une source d’inspiration en soi. Pour ce qui est de l’énergie (« la vibe » en anglais), Montréal est un phénomène fascinant, surtout si l’on considère que la température est sous zéro plusieurs semaines par an. Ça grouille de vie dans les têtes et dans la rue, tout le temps, dans les cafés et les bars, sur les terrasses, pendant les festivals… c’est un endroit génial à vivre, avec tous les avantages d’une mégapole, mais sans le côté impersonnel. Ici, on se connecte facilement les uns aux autres, on échange et on s’aide chaque fois que c’est possible. J’appelle ça la générosité sociale des Montréalais, un sens de la communauté qui facilite les rapports humains et professionnels.

Trois mots qui, selon vous, décrivent le mieux le Grand Montréal?

Héritage, pour rendre hommage aux souvenirs du « vieux monde » qui nous entourent
Multiculturel.
Innovateur, pour souligner cette capacité de la ville de se réinventer sans cesse, chaque fois qu’il y a une mutation sociale, industrielle ou technologique.

Comment est née l’idée du Festival international du startup?

Il y a huit ans, j’organisais des événements ponctuels pour les jeunes entrepreneurs montréalais. Le but était de réunir des gens et des idées pendant une soirée. D’année en année, ces rendez-vous ont gagné en notoriété… et en popularité. À un moment, c’était devenu gros à gérer et en même temps, je sentais qu’il fallait qu’on s’ouvre au reste du monde, et qu’on crée un lien entre Montréal et les créateurs ou investisseurs venus d’ailleurs. Montréal étant déjà une ville de festivals, l’idée de faire de notre événement un festival du startup nous a émergé naturellement. C’était la formule idéale parce que les jeunes entrepreneurs fonctionnent beaucoup en mode collectif. Aujourd’hui, le volet conférence attire quelque 2 000 participants venus de partout au Canada et sur la planète. Le volet grand public est quant à lui une magnifique invitation à plonger dans le futur. Cette année, nous organisons même une journée familiale où les enfants – particulièrement sensibles au progrès technologique – sont les bienvenus. Les prochains entrepreneurs, ce sont eux!

Pourquoi le Grand Montréal est-il un berceau idéal pour une startup?

D’abord, il y a un sain équilibre entre les idées et l’argent disponible : avec un bon projet, les créateurs peuvent trouver ici même du financement pour leur démarrage. Ensuite, grâce au réseau d’écoles et d’universités, il est plus facile qu’ailleurs de recruter des talents, même dans des domaines hyperspécialisés. Et cette main-d’œuvre de pointe est stable : les gens aiment leur vie ici et n’ont pas du tout l’intention de tout plaquer pour aller s’installer en Californie. Pour une jeune entreprise, cette fidélité naturelle à la ville a un effet positif. Le multiculturalisme joue aussi un rôle moteur : la diversité des cultures dans une équipe stimule la diversité des schémas de pensée et décuple le pouvoir de l’idée de base.

Pourquoi est-il important pour vous d’agir comme ambassadeur du Grand Montréal?

J’adore ma ville. J’ai beaucoup voyagé et je peux vous dire qu’aucune autre ville ne lui arrive à la cheville. En fait, je suis devenu ambassadeur le jour où j’ai lancé le festival il y a cinq ans. Aujourd’hui, 50 % du public vient de l’extérieur du Québec et du pays. Cela vous donne une idée du travail de communication que nous faisons dans le ROC, aux États-Unis et dans le reste du monde pour vendre Montréal et ses créateurs. Intégrer le réseau CONTACT MTL est venu officialiser ce rôle de représentant. Et je suis persuadé que c’est une excellente initiative pour développer la fierté montréalaise.

À quoi aimeriez-vous que Montréal ressemble dans 20 ans?

Je voudrais qu’on soit dans le top 5 des meilleures villes au monde, comme nous l’avons déjà été. Quand une entreprise veut montrer qu’elle est internationale, quelles villes de son réseau met-elle de l’avant? New York, Los Angeles, Barcelone, Hong Kong, Sydney ou Londres! Montréal a déjà été dans cette liste, mais d’autres cités se sont positionnées et ont pris notre place. C’est clair que c’est avant tout une question de marketing parce que dans les faits, Montréal est reconnue partout comme l’une des villes les plus cosmopolites.

Si vous pouviez avoir un super pouvoir, lequel choisiriez-vous et pourquoi?

Ça serait certainement celui de faire naître l’empathie chez les gens, de les aider à voir la vie et le monde avec les yeux des autres. C’est un pouvoir un peu poétique mais je crois que ça nous rendrait tous meilleurs.

Suivez Philippe Telio sur Twitter : @PTelio

                                                                                                             

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