Prix et salaires : une formule gagnante dans le Grand Montréal

16 octobre 2015

Certains mythes ont la vie tenace. Par exemple, il est répandu de croire que l’on vit mieux dans d’autres métropoles, comme à Toronto, par rapport à Montréal. Or, une étude publiée en septembre par la société de services financiers suisse UBS, « Prix et salaires 2015 », démontre le contraire. Ce rapport fort intéressant examine le pouvoir d’achat relatif d’une famille européenne de trois personnes dans 71 métropoles de partout dans le monde, dont 7 en Amérique du Nord et incluant Montréal.

toronto skyline

L’étude, basée sur plus de 68 000 données, compare le niveau des prix, le salaire horaire et le pouvoir d’achat intérieur. Ainsi, le coût de 122 produits et services réparties dans huit catégories, dont le logement, les denrées alimentaires, les vêtements ou encore les appareils électroniques, sont évalués. Les niveaux de prix pondérés obtenus sont par la suite indexés au taux de la ville de référence, soit Zurich. À l’égard des niveaux de salaires, 15 professions type sont utilisées.

Une qualité de vie basée sur des salaires concurrentiels et des bas prix

Classé au 10ème rang sur 71, le Grand Montréal performe très bien en termes de pouvoir d’achat, et ce, autant sur la base des salaires horaires brut et net ainsi que du revenu annuel net. Dans les trois cas, la métropole québécoise est plus compétitive que la seule autre ville canadienne étudiée, Toronto.

Également, UBS souligne que l’ensemble des impôts et cotisations sociales sont moins élevés à Montréal qu’à Toronto, ce qui peut surprendre aux premiers abords. On peut supposer que les nombreux incitatifs fiscaux et programmes sociaux du gouvernement du Québec avantagent le type de familles ciblé par l’étude!

À l’égard des produits et services, le Grand Montréal tire son avantage face à Toronto principalement des faibles coûts du logement et de divers biens de consommation (iPhone, riz, pain, même du Big Mac!). De même, il en coûte moins pour effectuer un séjour de courte durée ici par rapport à la Ville Reine.

Une métropole qui mise sur la qualité de vie

L’étude d’UBS souligne aussi que l’on travaille moins d’heures par année à Montréal (1 783 heures) par rapport à Toronto (1 985 heures), ce qui explique pourquoi le salaire brut annuel des Montréalais est légèrement inférieur à celui des Torontois. Cependant, on se porte mieux à Montréal car on y paye moins cher, on y est moins taxés et l’on a plus de temps pour les loisirs.

D’autres classements confirment l’avantage-coût du Grand Montréal. C’est le cas de données compilées par the Economist Intelligence Unit, selon qui, en 2014, le coût de la vie était inférieur d’environ 15 % à Montréal par rapport à Vancouver et Toronto. Cet avantage atteint même 35 % pour le logement! En janvier 2015, l’hebdomadaire The Economist a également classé Montréal comme étant la deuxième meilleure ville au monde pour la qualité de vie.

C’est dire qu’en termes de qualité de vie, l’herbe montréalaise est bien verte que celle des voisins!

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