Portrait d’un ambassadeur du Grand Montréal : Vincent Morisset

Vincent Morisset est un réalisateur et programmeur québécois, principalement auteur d’œuvres interactives. Il est le fondateur du studio montréalais AATOAA, reconnu pour ses expériences innovatrices qui allient un ensemble de règles cinématographiques avec l’interactivité.

Au cours des dernières années, Vincent a développé avec son équipe plusieurs projets acclamés, dont les vidéoclips interactifs d’Arcade Fire. Vincent est également l’instigateur du Manifeste pour les nouvelles écritures,  manifeste qui défend l’idée que le numérique soit considéré comme une industrie culturelle à part entière.

Vincent est invité à travers le monde pour présenter sa démarche artistique et son approche particulière en production.

«Montréal est une ville que j’aime d’amour pour tout ce qu’elle a de beau, de parfait et d’imparfait.»

Vincent Morisset

Sur la photo: Caroline Robert, Philippe Lambert, Édouard Lanctôt-Benoit et Vincent Morisset, créateurs de jusqu-ici.com du studio AATOAA (un coproduction de l’ONF et France TV).

Pourquoi avez-vous choisi d’être ambassadeur? Pourquoi est-il important pour vous de le faire pour Montréal ?

Je suis très fier de faire partie de la famille des créateurs et des entrepreneurs de Montréal. Parce que ma carrière m’amène à voyager à l’international, je suis tout naturellement devenu un ambassadeur de la métropole.

Partout dans le monde, les regards sont tournés vers le Grand Montréal et son savoir-faire dans le domaine des arts et de la culture numérique. Dans le cadre de mes déplacements à l’étranger, on me fait souvent remarquer qu’il y a quelque chose qui nous est propre dans notre façon d’allier l’art et la technologie. Et il m’arrive fréquemment d’être questionné sur la source de notre inspiration créatrice.

J’ai reçu plusieurs propositions pour travailler à l’international, mais j’ai toujours insisté pour le faire d’ici, en collaboration avec les talents montréalais et ceux d’ailleurs. Le web permet cette coopération virtuelle.

Êtes-vous originaire de Montréal? 

Je suis né à Montréal, et j’habite le quartier Rosemont depuis toujours. 

Qu’appréciez-vous le plus du Grand Montréal?

Montréal est une ville que j’aime d’amour pour tout ce qu’elle a de beau, de parfait et d’imparfait. C’est une ville de rencontre, une ville à échelle humaine qui rapproche et où il y a encore une réelle fraternité. Il existe des événements d’envergure ici, comme les Rendez-vous du cinéma québécois, qui permettent à des gens de tous horizons de se retrouver et d’échanger, et je pense que c’est ce qui fait en partie notre force.

À  quoi aimeriez-vous que Montréal ressemble dans vingt ans?

À l’étranger, la ville de Montréal est entre autres reconnue pour son réseau de pistes cyclables et son souci de l’environnement. Mais j’aimerais voir Montréal encore plus verte, avec une plus grande préoccupation de ses lieux de vie.

Je trouve qu’il y a un rendez-vous manqué au niveau de l’aménagement des quartiers dans lesquels se passe la vie de tous les jours. À Berlin par exemple, la ville permet à certains restaurants d’utiliser des espaces verts pour mettre à la disposition de sa clientèle des chaises longues et des couvertures chaudes sur lesquelles elle peut relaxer en dégustant un verre de vin chaud. J’aimerais voir ce genre de chose ici, mais nous sommes pris dans les contraintes de la règlementation. Et c’est la même chose pour l’aménagement des abords du fleuve.

On pourrait aussi faire en sorte d’améliorer la vie de tous les jours dans nos quartiers en bonifiant le transport en commun, et le réseau cyclable. Nous sommes des hédonistes, des créatifs et des amoureux de la vie, mais je trouve que l’on ne se donne pas les milieux qu’on mérite. On en parle souvent et depuis longtemps, mais on est en décalage entre ce que l’on fait et ce que l’on est, comme si on n’osait pas se gâter. 

Trois mots qui, selon vous, décrivent le mieux le Grand Montréal ?

Fraternité, convivialité et innovation.

Qu’est-ce qui vous passionne dans la vie?

Je suis ornithologue amateur, une passion qui m’a été transmise par mon père. Mon oncle, Jean-Guy Morisset, est la personne qui a le plus photographié la faune ailée et sur quatre pattes du mont Royal. Il est là tous les jours, et il m’envoie un compte-rendu quotidien de la vie animale sur le mont, ce qui me plaît beaucoup parce que je manque de temps pour m’adonner à l’observation des oiseaux. 

Si vous pouviez avoir un super pouvoir, une capacité surhumaine physique ou mentale, laquelle choisiriez-vous? Pourquoi? 

Je choisirais la capacité de rendre les gens heureux. Dans la vie, on côtoie la misère grande et petite, et le malheur. Le bonheur, c’est l’absolu, ce à quoi on aspire tous. Ça transcende le reste.

 Visitez : aatoaa.com

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