Portrait d’un ambassadeur du Grand Montréal : Sergio A. Escobar

Sergio Escobar est directeur de programme pour The Founder Institute à Montréal, programme d’incubation de «startups» technologiques qui a pour mission de créer des compagnies durables et rentables. Ses champs d’intérêt sont le développement stratégique, le démarrage d’entreprise et la gestion financière.

Au cours des 8 dernières années, Sergio a participé activement au lancement de petites et moyennes entreprises spécialisées dans le domaine du commerce électronique et des paiements mobiles.

Sergio est également l’organisateur du Startup Week-End Montréal, et ses activités s’étendent tant à l’échelle locale qu’internationale.

« Ce qui m’attache à Montréal, c’est son côté ‘’bipolaire’’. »

Sergio A. Escobar, directeur du programme Montréal, The Founder Institute

Pourquoi avez-vous choisi d’être ambassadeur? Pourquoi est-il important pour vous d’agir comme ambassadeur du Grand Montréal?

On ne choisit pas d’être ambassadeur. On le fait, ou on ne le fait pas. Pour moi, ce n’est pas un titre ni une pensée, mais une façon d’agir. On peut le faire pour sa famille, pour son travail, ses amis ou pour une cause. On le fait pour exercer son leadership, pour amener quelqu’un ou quelque chose à un niveau supérieur. Il faut partager, et agir en tant qu’ambassadeur du Grand Montréal me permet de faire connaître ses succès, autant ici qu’ailleurs dans le monde. Et c’est important pour moi de le faire.

Dans mon cas, ma manière de redonner à la communauté est de favoriser l’émergence de nouvelles entreprises du secteur informatique. Je les aide à s’implanter avec des programmes d’incubation innovateurs que j’ai trouvés ailleurs dans le monde, et dont je réplique les modèles ici.

Qu’appréciez-vous le plus du Grand Montréal ?

Ce qui m’attache à Montréal, c’est son côté «bipolaire». Il y existe, si je peux le dire ainsi, une relation d’amour et de haine entre les cultures, une oscillation qui nous met quotidiennement au défi. 

Je trouve que Montréal est une métropole fascinante et unique dans le monde dans laquelle les gens ont appris à vivre et à travailler ensemble. J’irais même jusqu’à dire que les Montréalais vivent une «tripolarité» puisque plusieurs autres cultures que celle des francophones et des anglophones se sont ajoutées depuis une centaine d’années.

Au contraire de la ville de NY où les différentes ethnies tendent à vivre en quartiers isolés,  la population de Montréal forme un écosystème bizarre et varié tant au point de vue culturel qu’émotionnel et psychologique. C’est un ensemble qui réussit à fonctionner dans une certaine harmonie. Sans ce climat particulier, rien ne nous pousserait à nous remettre en question. Et c’est justement ça qui contribue à l’effervescence créative et à l’ouverture d’esprit caractéristique au Grand Montréal. 

 

Trois mots qui, selon vous, décrivent le mieux le Grand Montréal ?

L’harmonie, la joie de vivre et le savoir-être.

À quoi aimeriez – vous que Montréal ressemble dans vingt ans?

J’aimerais voir Montréal être le pôle d’innovation du Canada, au même titre que la ville de San Francisco pour la Californie. On trouve dommage que les sièges sociaux des grandes entreprises aient déménagé ou soient implantés à Toronto, mais on oublie que nous avons à Montréal une très grande capacité d’innovation qui est sous-exploitée, et surtout insuffisamment valorisée. Il est très important de former un «cercle de virtuosité» pour mettre de l’avant cette grande habilité, et inspirer d’autres personnes à le faire.

Êtes-vous originaire de Montréal? 

Je suis né en Bolivie. En 1994, je suis venu étudier à Montréal. À la fin de mes études universitaires, j’ai reçu une offre d’emploi que j’ai acceptée en pensant retourner au pays avec une certaine expertise. Mais je me suis finalement établi à Montréal.

Qu’est-ce qui vous passionne dans la vie?

Mon travail est ma passion. À travers lui, je peux non seulement donner aux personnes que je côtoie le goût d’innover, mais aussi les aider à réaliser leur plein potentiel pour devenir les entrepreneurs qu’ils rêvent d’être. Je voyage partout dans le monde pour faire ça.

Si vous pouviez avoir un super pouvoir, une capacité surhumaine physique ou mentale, laquelle choisiriez-vous?  Pourquoi? 

Ici, il y a tout pour être heureux,  mais je rencontre beaucoup de gens malheureux dans leur carrière. Je viens d’un pays qui a connu les guerres, et cette expérience m’a amené à voir les défis comme des opportunités.  Alors si j’avais un super pouvoir, ce serait celui de la guérison, la guérison du cœur.

                                      

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