Voyons grand pour Montréal en 2015!

12 février 2015

Peut-être serez-vous un peu surpris d’apprendre que le FDI magazine, du groupe Financial Times (Global Cities of the future 2014-2015), vient d’octroyer la 1ère place de son classement nord-américain au Grand Montréal pour sa stratégie d’attraction des investissements étrangers… devant Atlanta, Calgary, Los Angeles, Miami, Toronto et Vancouver.

Pourtant, Montréal International (MI) est à même de constater que cette stratégie est l’une des meilleures en Amérique. Pourquoi? Parce qu’elle mise sur des secteurs forts et porteurs de la région, comme les technologies de l’information et des communications (TIC), l’aérospatiale, et les sciences de la vie.

Les retombées sont éloquentes. Globalement, les trois quarts de la valeur des projets d’investissements facilités chaque année par MI se situent dans les secteurs de haute technologie. On parle ici d’entreprises qui investissent davantage dans les salaires de leurs travailleurs qualifiés et dans ce que l’on qualifie de « capital intangible », c’est-à-dire les dépenses en R-D et transfert technologique, ainsi qu’en formation et développement des compétences. Bref, des investissements qui créent beaucoup de valeur.

Vous comprendrez donc pourquoi les filiales de sociétés étrangères dans le Grand Montréal ne représentent que 1 % de tous les établissements, mais contribuent à 9 % des emplois et à 20 % du PIB.

En 2014, parmi les projets annoncés dans la région, notons, entre autres, l’ouverture des bureaux de Gorilla Group, d’Orion Systems Integrators, de ROOT Data Center (TIC); de Cloudcade (jeux vidéo); d’Atomic Fiction, de BUF, de Cinesite (effets visuels), de Berger-Levrault, de Linagora (logiciels); ou encore de FusiA, de LTA et de TechMahindra (aérospatiale). Servier Canada a également inauguré son tout nouveau centre d’excellence en recherche clinique.

En résumé, les secteurs créatifs, d’innovation et de haute technologie ont été les véritables moteurs de la création d’emplois au Québec ces dernières années. De plus, puisque ces emplois sont mieux rémunérés que la moyenne, ils contribuent significativement aux recettes fiscales et aident à l’atteinte de l’équilibre budgétaire.

Nous saluons donc le fait que le gouvernement du Québec, dans le cadre de sa mise à jour économique et financière, n’a pas abaissé le taux des principaux crédits d’impôt au cœur même de l’attractivité du Grand Montréal. Cela signifie que le gouvernement continuera à miser sur les créneaux d’excellence qui, entre autres, façonnent l’identité de notre région et lui permettent de se démarquer à l’international. Nous espérons toutefois que le gouvernement puisse rétablir à 37,5 % le taux du crédit d’impôt pour la production des titres multimédias, qui a notamment permis au secteur du jeu vidéo de Montréal de connaître une croissance de l’emploi de 648 % au cours des derniers 10 ans.

Inspirons-nous d’autres métropoles, comme Boston, Manchester, Melbourne, Philadelphie, Pittsburgh et San Diego, qui ont chacune misé sur leurs forces sectorielles distinctives pour sortir d’une période de morosité économique.

À notre tour de jouer et de voir grand en 2015!

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